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La physiologie de la reproduction caprine

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La physiologie de la reproduction caprine

L’espèce caprine est l’une des plus anciennes espèces domestiquées par l’homme, elles sont présentent partout dans le monde et constituent une ressource importante dans de nombreux pays. Cette espèce est capable de s’adapter a des conditions d’environnement différentes et n’ont pas posé de problèmes majeurs aux éleveurs. Cependant, les données concernant leur comportement sexuel sont beaucoup plus limitées, et cet élevage a moins suscité l’investissement scientifique pour l’augmentation de la production.

Sommaire:

  • Le rôle de la photopériode.
  • Le rôle de la mélatonine.
  • Chaleur et comportements sexuel.
  • Contrôle hormonal.

Clé dans une exploitation caprine, pour améliorer l’ajustement entre la production laitière annuelle et les besoins.
La stratégie de mise à la reproduction doit être bien réfléchie et bien maitrisé selon les objectifs et les moyens de l’éleveur.
Pour maitriser au mieux l’expression de ce comportement il est nécessaire de connaitre les facteurs susceptibles de l’influencer.

Le rôle de la photopériode

  • Les caprins ont une activité sexuelle saisonnière.
  • La saison de reproduction correspond à la période des jours décroissants.
  • Les caprins sont sensible a la photopériode, c’est-à-dire au changement de la duré d’éclairement quotidien.
  • Pour induire l’activité sexuelle, il faut que des La période reproductive intervient en automne-hiver, quand les jours sont courts c’est pourquoi l’espèce caprine est appelée une espèce de «  jour courts ». L’activité diminue ensuite pour s’arrêter lorsque les jours augmentent au printemps.

Le rôle de la mélatonine

  • La mélatonine est une substance naturellement présente dans l’organismes des mammifères, sa sécrétion est commandée par la perception Jour/nuit.
  • Cette hormone est synthétisée et sécrétée uniquement pendant la période nocturne par la Glande pinéale.
  • Sa forte concentration traduit une période de jours (les animaux connaissent la durée du jour).
Figure 2 : Représentation schématique de l’action du photopériodisme sur la reproduction (Brice, 2003)

L’information photopériodique est perçue par l’œil (par la rétine), elle est ensuite transmise par voie nerveuse jusqu’à la glande pinéale, cette dernière secrète la mélatonine, qui est le messager intermédiaire entre l’information photopériodique et l’hypothalamus (système nerveux centrale).

Les chaleurs et comportements sexuel

La durée du cycle sexuel est de 21 jours en moyenne, et se divise en 2 phases :

  • La phase folliculaire : 3-4 jours.
  • La phase lutéale : 16-17 jours.

La durée des chaleurs est de 32 à 36 heures, La venue en chaleur se manifeste par les signes suivants :

  • La première phase appétitive consiste, en une phase de recherche et de stimulation du partenaire.
  • La chèvre est agitée approche le mâle mais refuse ses approches.
  • Les approches de la femelle se poursuivent, accompagnées de frétillements de la queue, de bêlements et souvent d’émission d’urine.
  • Ce comportement stimule les approches du mâle au quel la femelle finit par répondre en s’immobilisant.
Figure 3 : Représentation du comportement sexuel des caprins.

Contrôle hormonal

  • Chez la chèvre, l’œstrus pendant la saison sexuelle est précédé par une longue phase lutéale pendant laquelle les taux de progestérone sont élevés.
  • Quand les taux de progestéronechutent suite à la lutéolyse, les taux d’œstradiol augmentent ainsi que les taux d’androgènes.
  • Ces augmentations sont suivies deux jours plus tard, par l’apparition du comportement d’œstrus et du pic pré-ovulatoire de LH.
  • Les taux d’œstradiol restent élevés pendant la première moitié de la durée de l’œstrus, puis diminuent brutalement après le pic de LH.
  • Le comportement d’œstrus chez la chèvre apparaît aussi en début de saison, donc sans phase lutéale préalable, ou après des cycles courts, donc après une sécrétion faible ou nulle de progestérone.

Tableau récapitulatif des organes et hormones impliqués dans la fonction de reproduction.

Figure 4: Représentation schématique des différents évènements physiologiques au cours du cycle sexuel chez la chèvre (Adapté de Fatet et coll, 2010).

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