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Recommandations bâtiments d’élevage caprin

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Recommandations bâtiments d’élevage caprin

La chèvrerie et le bloc de traite jouent un rôle important dans la productivité et la performance des élevages caprins. Pour réussir son élevage il est important d’assurer les bonnes conditions de logement des animaux et de travail des éleveurs. Pour cela, il est primordial de connaitre les recommandations pour la conception d’un bâtiment destiné à l’élevage de chèvres ainsi que les bonnes pratiques d’élevage.

De quoi est constitué un bâtiment d’élevage ?

Un bâtiment d’élevage est constitué, principalement,d’un logement pour les chèvres et les chevrettes (chèvrerie) et d’une aire technique-comprenant : une aire d’attente pour les chèvres en lactation, une salle de traite,une laiterie avec un tank à lait,une salle de toilette, une salle des machines, une nurserie, une fromagerie, un lieu de stockage des aliments et un dispositif de gestion des effluents.

Quelques recommandations pour l’aménagement d’un bâtiment d’élevage caprin

  • Le bâtiment d’élevage caprin doit être isolé et ventilé.La ventilation peut être naturelle (statique) ou dynamique (mécanique).Un plafond cathédrale procure plus de volume d’air et facilite la ventilation du bâtiment.
  • La température ambiante doit être maintenue entre 10 à 16°C en hiver et l’humidité relative ne devrait pas dépasser 80 %.En été, la température ne devrait pas excéder 27°C.La ventilation et le chauffage sont les principaux moyens de contrôle de la température et de l’humidité.
  • Les animaux qui viennent de naître doivent être logés à 25°C.Pour cela, une nurserieest aménagée spécialement pour les jeunes de 0 à 2 mois. Celle-cipossède son propre système de contrôle de la température et de la ventilation.
  • Afin d’assurer une bonne conduite de la reproduction, les jeunes boucs peuvent être logés avec les chevrettes jusqu’à l’âge de5 mois mais les boucs adultes doivent obligatoirement être logés dans un bâtimentséparé des chèvres (logement des boucs).
  • La principale source d’énergie dans une chèvrerie et dans le bloc de traite est l’électricité. Pour économiser l’énergie, l’utilisation de dispositifs permettant de diminuer la consommation d’électricité est recommandée.
  • Afin de faciliter la surveillance et le bien-être des animaux, l’éclairage doit être suffisant.Pour cela, différents types de lampes peuvent être utilisés. Assi, il est préférable que les murs et les plafonds soient blancs ou de couleur claire pouraméliorer la réflexion de la lumière.
  • Afin d’empêcher la circulation des chèvres et la contamination des aliments dans l’allée d’alimentation, des allées de circulation de 600 mm de largeur sont prévues dans l’aménagement.
  • Les allées d’alimentation doivent être surélevées de 400 mm par rapport au fond des parquets. Une largeur de 2150 mm assure suffisamment d’espace pour mécaniser l’alimentation ou pour utiliser un chariot distributeur.
  • Selon le type d’alimentation, différents types de cornadis peuvent être utilisés. Dans le cas d’une alimentation à volonté, une simple barrière (par exemple : avec tiges ou tuyaux horizontaux) peut être utilisée. Si l’alimentation est restreinte, il vaut mieux utiliser un cornadis qui retient les chèvres individuellement ou en groupes. Ces types de cornadis assurent un meilleur contrôle de la prise des aliments. Aussi, afin d’éviter le gaspillage des aliments dans les mangeoires, une planche de 150 mm est fixée au bas du cornadis.
  • Des barrières de 3500 mm de longueur servent de séparation entre les différents enclos d’un même parquet. Idéalement, un système d’ancrage ajustable en hauteur permet d’élever les barrières au fur et à mesure que progresse l’accumulation du fumier.
  • Le quai de traite et l’aire d’attente doivent êtredimensionnés en fonction du nombre de chèvres àtraire par lot et du nombre de trayeurs lors de la traite
  • La laiterie doit être située et aménagée de manière à empêcher l’altération du lait.
  • L’aire technique qui regroupe la laiterie, la salle de traite, la nurserie et d’autres pièces d’utilité doit être située sur le côté à l’une des extrémités de la chèvrerie. Cette disposition favorise un agrandissement de la chèvrerie en continuité du bâtiment principal sans avoir à modifier les installations de traite. À l’arrière du bâtiment, on retrouve l’aire des boucs et l’aire de préparation des aliments.
  • Afin de réduit la superficie du bâtiment, les coûts de construction ainsi que la distance moyenne de déplacement lors des manipulations des animaux pour la traite, il est recommandé d’opter pour un aménagement à quatre rangées de parquet.Par exemple :Un bâtiment d’une largeur de 21 mètres permet d’aménager quatre rangées de parquet, ce qui réduit la longueur du bâtiment à 48.2 mètres comparativement à 90 mètres de longueur pour deux rangées.
  • Pour une chèvre adulte, le volume journalier de fumier produit (incluant la litière) est d’environ 6,3 litres par jour.Le fumier accumulé est géré sous forme solide en mettant en place 100 mm de matériel absorbant dans les parquets (par exemple de la sciure de bois) avant l’introduction des chèvres et l’ajout de litière ou de la paille sur une base journalière. La sciure de bois assure un bon confort aux chèvres. Cependant il faut s’assurer qu’elle soit bien sèche car si elle est mouillée d’avance, elle constituera un milieu propice au développement des champignons et cela peut entrainer des maladies chez les chèvres.

Afin d’assurer la gestion des effluents, il faut prévoir des dispositifs pour le stockage et le traitement des effluents (à lire article gestions des efflux).